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Puisque nous vivons cette période de transition entre deux ères, tel l’affrontement entre un front chaud et un front froid en aérologie, nous sommes brassés et secoués par les trous d’air. C’est exactement ce que cet éditorial va vous faire traverser avant de reprendre de l’altitude et sortir la tête des nuages pour apprécier les jet-streams, qui nous portent alors en toute quiétude. Là, nous sortons de la dualité et du combat et c’est « pure bliss », la félicité. Mais cela se mérite… Alors attachez vos ceintures, on décolle ! |
En cette fin d’Ere des Poissons, dont la représentation de deux poissons nageant en sens inverse évoque la dualité, nous en vivons le paroxysme. Ces ères d’environ 2 000 ans sont connues depuis l’Antiquité et reconnues scientifiquement sous le nom de Précession des Equinoxes. Nous sommes passés successivement de l’ère du Taureau de – 4000 à – 2000, lorsque le taureau Apis régnait au sommet du panthéon égyptien, à l’ère du Bélier qui vit le bélier Amon Râ dominer avec son tout puissant clergé la vie religieuse d’Egypte de – 2000 à 0.
Or en cette fin d’ère des Poissons, telle une résultante des abus commis par le pouvoir religieux, nous observons, en France, un fort syndrome post-traumatique à l’égard de la spiritualité. Cette ère des Poissons, inaugurée par le Maître Jésus, de la secte des Nazaréens (proche des Esséniens), dont les disciples se reconnaissaient entre eux par le symbole des Poissons, s’achève comme tout nous l’indique. En cette période de grands bouleversements sur tous les plans, un nettoyage s’opère pour notre Mère la Terre, fatiguée par ses enfants égarés, qui n’obéissent plus aux lois de la nature et lui attaquent l’écorce avec leurs forages en profondeur pour en extraire son sang qu’ils appellent Or Noir… La Terre change de polarité, d’énergie, le pôle Nord dérive, en deux mots : Maman Terre fait peau neuve.
Ces bouleversements qui ont déjà commencé, pour le meilleur, sont d’autant plus inéluctables qu’ils sont nécessaires, tant s’est perdue la divine connexion qu’exprimait jadis la religion de la nature aujourd’hui bafouée.
Initialement un moyen pour se relier au Divin (en latin religere : relier), la religion n’est-elle pas plutôt devenue en Occident une Croyance, du latin, Credo : « je crois » pour relier les hommes entre eux sous l’égide du pouvoir temporel romain en s’appuyant sur les trois piliers que sont la culpabilité, le dogme et la soumission par la force ?
Ceci commença avec les premiers martyrs chrétiens et se poursuivit avec la persécution des Cathares. Dès 1 215 la « Sainte Inquisition » fit passer la torture, pudiquement nommée « question », au rang d’institution pour atteindre un degré de raffinement, certes égalable ailleurs sur la Planète, mais difficile à surpasser. Après cette mise en jambe, Rome exporta ses techniques vers le Nouveau Monde… Tout cela au nom d’une religion de l’amour ! Malgré ses exactions, l’Eglise Romaine offrit tout de même l’opportunité à de belles âmes de manifester leur idéal de service au Divin en organisant leur action auprès de leurs sœurs et frères humains. « Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n’est pas éclairée. » disait Camus.
Dans une société où l’obscurantisme de la science dogmatique prit la succession du dogmatisme catholique, la philosophie matérialiste de Hegel, ce trait commun au communisme et au nazisme, trouve son ultime expression dans l’existentialisme que J.-P. Sartre traduisait par « Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre. »
La réincarnation évacuée par l’Eglise en 553 était tout de même plus réconfortante... « Les hommes ne dépendent donc pas du jugement de Dieu, mais ils récoltent ce qu’ils ont semé au cours des cycles de renaissances. Le Karma est ainsi la seule doctrine capable d’expliquer l’inégalité des conditions humaines et l’apparente injustice du monde terrestre. Tant qu’il crée un nouveau karma, c’est-à-dire de nouvelles responsabilités, l’homme doit se résigner à renaître afin de liquider son passif. » nous dit Sylvie Simon dans son ouvrage « Réincarnation, quand les expériences rencontrent la science » Ed. Alphée (2008).
Or, nous sommes aujourd’hui en fin de cycle et par là le Karma, bon ou mauvais que nous créons par nos pensées et nos actions nous est servi à brève échéance et non plus dans une prochaine incarnation.
L’Église a remplacé la réincarnation, depuis 553, au profit du principe d’enfer et paradis qui permit l’aberration du système des Indulgences, comme si Dieu était corruptible ! Pourtant la réincarnation commune à toutes les religions de la Planète, demeure un concept fondamental pour les Kabbalistes dans le Judaïsme et les Soufis dans l’Islam.
Les Catholiques Romains préfèrent l’ignorer…
Mais ne jetons pas la première pierre !
Si le prophète Mohammed revenait sur Terre aujourd’hui, les « Barbus » le chasseraient à coups de pierre, comme le firent les sculpteurs d’idoles à La Mecque en 622. En 2008, le Prophète, un homme de l’avenir, par définition, ne porterait pas forcément le costume qu’il portait il y a quatorze siècles, et qu’affectionnent tant les fondamentalistes, tous pays confondus au point qu’aujourd’hui, l’habit fait le Muslim. L’ennui, c’est que cette fois–ci, le Saint Prophète de l’Islam ne pourrait pas se réfugier à Médine auprès des juifs et des Chrétiens qui l’enseignèrent (début du Calendrier de l’Hégire), puisque cette ville sainte est aussi entre les mains des Barbus…
Que dire de Jésus-Christ, s’il revenait en 2008, imaginons le sketch … Nul doute que l’Eglise Romaine, qui a élu pour pontife l’ancien dirigeant de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (ex-saint Office émanation de l’Inquisition), condamnerait cet hérétique. Il serait accusé d’être un gourou, à la tête d’une secte… Exactement ce qu’il était il y a 2000 ans : un maître accompagné de ses disciples, comme cela se fait toujours en Orient.
Revenons alors sur cette secte juive qui après trois siècles de persécution fut récupérée par l’Empereur Constantin, bluffé par ces martyrs qui allaient au supplice en chantant (trop fort !). Son successeur Théodose lui emboîta le pas en tant que premier empereur, dit chrétien, du nom de la religion qui fut bricolée à partir du message de paix et d’amour de ce rabbin hérétique pour le décalquer sur le culte de Mithra en vogue à Rome en ces temps-là. Mithra, dont le culte avait été ramené de Perse par les légions était ce dieu solaire, né d’une vierge le 25 décembre et qui ressuscita après sa mort. Le palais du Vatican, siège de l’Eglise est lui-même construit sur un temple dédié à Mithra. Tout comme par la suite en Gaulle, l’énergie tellurique des hauts lieux de culte druidique fut récupérée par l’Eglise qui y construisit des cathédrales pour s’en approprier l’énergie.
Après avoir évoqué toute la dureté et la cruauté de ce monde nous mesurons mieux combien le pouvoir masculin, et la violence qui le caractérise a engendré de traumatismes… Aussi est-il temps maintenant d’apprécier la douceur du féminin, qui s’annonce comme l’énergie dominante à venir.
Cela correspond à ce changement d’ère attesté par toutes les traditions. Pour nous en Occident, c’est l’Ère du Verseau, le fameux New Age de la précession des équinoxes, d’où le changement d’énergie. Nous voici donc sortis de la tourmente et portés par les Jet-streams, ces courants d’altitude où tout n’est que calme et sérénité…
C’est pour bientôt, c’est même pour tout de suite puisque nous créons notre propre réalité, et nous savons que notre calme intérieur ne doit pas être troublé par les circonstances extérieures. Facile à dire, plus difficile à vivre, certes ! Pourtant, nous sommes conscients que cette montée de la fréquence vibratoire de la Terre (« résonance de Schumann » sur le Web) rend tangible le pouvoir de la loi d’attraction qui s’en trouve chaque jour renforcée. Tout dépend alors dans quelle direction nous orientons nos pensées « Là où va notre attention, va notre énergie », nous dit la loi d’attraction.
Après le plan physique, suivi du plan émotionnel nous bouclons la présentation de la ligne éditoriale de ce magazine de l’Être et de l’Énergie avec ce n° 3 consacré à l’Amour et la Spiritualité. Nous inaugurons ici le troisième volet de notre galerie de portraits en rendant hommage à Amma, qui à elle seule incarne la double thématique de ce numéro 3, chiffre de la spiritualité.
Nous rendons hommage à ce grand maître qui en prêchant par l’exemple et dans la joie nous rappelle que la spiritualité n’est pas affaire de croyance mais simplement de manière de se comporter à l’égard de nos sœurs et frères humains. À cet égard, à défaut d’avoir le même père, car nous ne nous reconnaissons pas dans ce dieu vengeur qui nous fut imposé, nous avons au moins la même mère, et c’est son énergie qui descend sur la Planète que nous célébrons aujourd’hui.
Aux paroles du Christ « Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens c’est à Dieu que vous le faites » nous sommes tentés d’ajouter « c’est à vous que vous le faites… » car nous sommes tous UN !
Namasté. Je salue le Divin en vous.
Erik Lefèvre